Nous sommes le samedi deux mai deux mille neuf, je me suis réveillée à 8h48, sans aucune raison particulière, je n'ai simplement pas réussi à me rendormir. Et, depuis hier, je pense sans arrêt à elle. Je pense à ces quelques merveilleux jours qu'il m'a été donné de passer à ses cotés. Je regarde toutes les photos que j'ai d'elle (six cent cinq-sept, au total. Et oui, quand même.) une par une, en l'admirant, en me disant que, l'année dernière, ces fameux vingt-neuf et trente août deux mille huit, je l'avais en face de moi, je la voyais de mes propres yeux, je la prenais dans mes bras pour la première fois, je l'embrassais de toutes mes forces, je l'admirais comme on admire un diamant d'une pureté inégalée, je l'admirais tant que je le pouvais, j'épiais le moindre de ses gestes pour qu'il soit à jamais gravé dans ma mémoire, je m'émerveillais devant le moindre de ses gestes, juste parce que ce sont les siens, et que je les ai enfin vu de mes propres yeux, je m'extasiais devant son penmachintruc de fourchette et petite cuillère, je prenais des photos avec elle, en se promettant qu'aucune ne serait supprimée, même si nos têtes étaient à la limite du tolérable, voire tout simplement horribles, juste parce que ces photos sont de nous, vraiment de nous, et qu'elles valent de l'or, je rigolais avec elle, de tout, de rien, de tout ce qu'on pouvait, tant qu'on le pouvait, je pleurais avec elle en lisant les lettres qu'on s'était écrites durant cette année et demie, je regardais Sex and the city & les jumelles Olsen avec elle, à je ne sais quelle heure de la nuit, même si j'étais fatiguée, ça ne comptait pas, je voulais dormir le moins possible, pour profiter le plus possible d'elle, tant que je le pouvais, je lui disais quoi répondre aux messages de Thomy La Frite quand elle ne savait pas, je dormais avec elle, main dans la main, sur un matelas posé au sol, j'allais manger McDo avec elle, je m'étouffais avec de l'Ice Tea devant elle, j'allais au cinéma avec elle, en se promettant que, quand ce sera à son tour de venir chez moi, on irait voir le film sur Coluche, car elle en est fan, j'écrivais dans son agenda, des petits mots, par-ci par-là, sans réelle signification, mais juste écrits de ma main, sur son agenda ; je partageais toutes ces choses avec elle, pas seulement au travers d'un clavier d'ordinateur, ou d'un téléphone, je partageais tout ça, avec elle, en vrai de vrai. Et, vous voyez, ces moments, passés avec elle, sont les plus précieux de toute mon existence. Vous savez, elle est venue, à son tour, en octobre deux mille huit, et on est allé le voir, le film sur Coluche, même s'il ne m'intéressait pas particulièrement, ce film, j'étais sincèrement heureuse de l'accompagner le voir, car elle représente beaucoup à mes yeux, et être avec elle, au cinéma, regarder un film d'un de ses idoles, je ne sais pas comment l'expliquer, c'est comme un honneur qui m'aurait été fait. Et, ces quatre jours passés chez moi, avec elle, ils ont été, eux aussi, génialissimes. Il y aurait tellement de choses à raconter sur ces jours passés avec elle, mais personne, hormis elle et moi, ne saurait vraiment se rendre compte de ce qu'ils représentaient, de ce qu'ils représentent. Ces moments sont les plus beaux souvenirs jamais gravés dans ma mémoire, et certainement ceux qui y resteront gravés le plus longtemps, aussi, tout simplement parce que ces moments, je les ai passés avec elle, et que personne d'autre n'aurait su, n'aurait pu me rendre aussi heureuse qu'elle, à ces instants ; et aussi, surement, parce que personne d'autre ne saurait réellement se rendre compte de l'immensité de l'amour, de l'admiration et du respect que je lui porte depuis tout ce temps, à elle, ma meilleure amie. - ♥ ♥